Quelle est la place de la radiologie interventionnelle dans le traitement des tumeurs du foie

  • Plusieurs techniques de destruction tumorale mini-invasives du foie existent dans la panoplie des traitements de radiologie interventionnelle.
  • Les deux plus fréquentes sont des traitements de destruction par la chaleur : la destruction par radiofréquence et la destruction par micro-ondes. Le principe est d’exposer les cellules tumorales à une température suffisante pour les détruire.
  • La troisième, par le froid, est appelée cryothérapie. 
  • Ces trois techniques consistent à placer des aiguilles dont l’extrémité peut être chauffée ou refroidie de façon à détruire une tumeur du foie.L’intervention se fait à travers la peau sous anesthésie générale par un radiologue Interventionnel spécialement formé à cette technique.
  • La description qui suit concerne particulièrement la destruction par radiofréquence et par micro-ondes.

Quelles sont les indications d’une radiofréquence hépatique ?

La radiofréquence est une alternative à la chirurgie.

  • Elles présente des avantages notamment une hospitalisation plus courte et une récupération plus rapide.
  • Elle peut être proposée après discussion multidisciplinaire entre spécialistes dans certaines conditions.
  • Les indications dépendent entre autres de la taille de la tumeur et sa localisation dans le foie.

L’intervention Avant/Pendant

Consultation de radiologie interventionnelle

  •  Une consultation avec un radiologue Interventionnel permettra de confirmer la possibilité de réaliser l’intervention. Le geste et ses détails sont expliqués lors de cette consultation.
  • Si besoin, des médicaments devront être temporairement arrêtés afin de limiter le risque de saignement.

Comment se déroule l’intervention ?

  • Cette intervention est réalisée au cours d’une hospitalisation courte, de moins de 24h.
  • D’une durée est d’environ une heure, elle est réalisée au bloc de radiologie interventionnelle sous anesthésie générale.
  • Le radiologue interventionnel repère la tumeur et vient placer l’aiguille de façon très précise en se guidant par échographie et / ou par radiographie.
  • L’aiguille est reliée à un générateur qui transmet un courant électrique au centre de la tumeur. Ce courant électrique produit une augmentation de température qui détruit les cellules cancéreuses lorsqu’elle est supérieure à 60°C.
  • La taille de la zone détruite dépend de la puissance du courant électrique et de la durée du traitement qui oscille entre 5 et 20 min.
  • Dans certains cas particuliers, il sera nécessaire d’écarter des organes à proximité de la tumeur, notamment lorsque celle-ci est située au bord du foie. Cette protection se fait par l’injection guidée d’air ou de liquide lors de l’intervention.

Quels sont les avantages de ces traitements mini-invasifs ?

  • L’efficacité est similaire à la chirurgie pour les tumeurs de moins de 3 centimètres avec une destruction complète de la tumeur dans près de 90 % des cas.
  • La tolérance est très bonne et le retour à domicile rapide.
  • Ces interventions permettent de préserver au maximum le foie sain.
  • Une radiofréquence peut être réalisée sur plusieurs nodules lors d’une même intervention et pourra être répétée dans le temps si nécessaire

Quelles sont les suites ?

  •  Une consultation de contrôle est réalisée à un mois de l’intervention avec réalisation d’un scanner ou d’une IRM afin d’évaluer la réponse au traitement.
  • Le reste du suivi est réalisé par le médecin référent (oncologue, gastroentérologue ou chirurgien selon les cas).

Quels sont les risques de la radiofréquence ?

  •  La radiofréquence est un traitement très bien toléré, permettant une hospitalisation courte. La cicatrice à la peau est de moins de 5 mm.
  • Les risques sont souvent limités à des douleurs modérées de l’abdomen pendant quelques jours. D’autres, plus rares comme un hématome ou une infection peuvent survenir. Ils sont détaillés et expliqués lors de la consultation préalable.
  • Le risque d’hématome est augmenté en cas de traitement par aspirine ou anticoagulants. Une interruption temporaire de ces médicaments est requise la plupart du temps.

 

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