Quelle est la place de la radiologie interventionnelle dans la prise en charge de la maladie hémorroïdaire ?

L’embolisation d’hémorroïdes est une technique opératoire mini invasive réalisée par un radiologue interventionnel dont le but est de réduire ou supprimer les saignements invalidants liés aux hémorroïdes. Elle peut avoir sa place pour les hémorroïdes invalidantes, non contrôlées par le traitement médical, en alternative à la chirurgie.

Qu’est qu’une hémorroïde ? Qu’est-ce que la maladie hémorroïdaire ?

  • Les hémorroïdes constituent un réseau de vaisseaux normaux qui tapissent la paroi interne et les plis de lanus. Dans le canal anal, les veines formes des paquets hémorroïdaires dont la présence est normale, physiologique.
  • Laugmentation de volume de ces veines, la survenue de douleurs ou de saignements est appelée maladie hémorroïdaire. C’est une manifestation anormale liée à une dilatation de ces vaisseaux sanguins.
  • Cette maladie, qui touche jusqu’à 30 % de la population atteint indifféremment les femmes et les hommes, survient majoritairement autour de 60 ans, débutant possiblement autour de la trentaine. 
  • On ne connait pas toujours la raison de la survenue de cette maladie mais plusieurs facteurs de risques ont été identifiés. On retrouve principalement la constipation et la sédentarité. Une alimentation pauvre en fibres semble également favoriser l’apparition d’une maladie hémorroïdaire. Chez la femme, la maladie hémorroïdaire se manifeste plus facilement à la fin de la grossesse, laccouchement et dans ses suites.
  • Les troubles sont variables, souvent légers ou modérés mais peuvent évoluer vers des saignements abondants susceptibles daltérer la qualité de vie.

Quels sont les traitements possibles des hémorroïdes ?

  • Le traitement des troubles du transit, ladaptation du régime alimentaire et lactivité physique peuvent, dans certains cas, suffire à diminuer les symptômes.
  • Des médicaments peuvent également améliorer les troubles, sous forme orale ou de crèmes à appliquer localement.
  • Dans les cas les plus graves, le recours à la chirurgie peut être justifié. Plusieurs techniques sont possibles : la ligature, la sclérose ou la résection chirurgicale des paquets hémorroïdaires. Des douleurs accompagnent volontiers les jours qui suiventla chirurgie. Parfois, des complications à type de fistule ou de douleurs chroniques peuvent survenir.
  • Lembolisation des hémorroïdes est une alternative à la chirurgie. Elle peut permettre d’éviter une chirurgie dans certains cas et la repousser dans dautres.

 

Quest-ce que lembolisation des hémorroïdes ?

  • Lembolisation des hémorroïdes consiste à occlure certaines artères (appelées artères rectales supérieures) pour diminuer le débit sanguin, réduire la dilatation des vaisseaux hémorroïdaires et ainsi diminuer les saignements.
  • Cette intervention est réalisée sous anesthésie locale. Une sorte de perfusion (introducteur) est placé dans une artère du bras ou du pli de laine après une anesthésie. Un cathéter (petit tuyau) et un guide y sont introduits, permettant de cheminer dans les artères du corps sous contrôle radiographique jusque dans les artères rectales supérieures.
  • Ces artères sont bouchées à laide de petits ressorts (appelés coïls).
  • L’intervention dure environ une heure et demie, elle est indolore et ne présente quun faible risque de complication. La survenue dun hématome au pli de laine en est une.

Quelles sont les indications de l’embolisation ?

L’embolisation peut être proposée par le radiologue interventionnel après consultation gastro entérologique dans certains cas. Les indications principales sont :

  • les saignements importants, récidivants.
  • les saignements récidivants chez des patients traités par anticoagulants

D’autres circonstances peuvent également bénéficier d’une embolisation après discussion multi disciplinaire.

 

Quelle est la durée de l’hospitalisation ? Qu’attendre de l’embolisation ?

  • L’embolisation des hémorroïdes est réalisée en ambulatoire, sur une journée ou une demi-journée.
  • Elle permet de diminuer de façon significative les troubles de la maladie hémorroïdaire dans près de 70 % des cas.
  • En fonction des cas, un complément de traitement peut être réalisé.

 

 

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