Quelle est la place de la radiologie interventionnelle dans le traitement de l’hémoptysie ?

  • L’hémoptysie traduit un saignement dans les poumons.
  • Elle est définie par l’émission de crachats de sang par la bouche lors d’un effort de toux.
  • Devant ce symptôme, il est nécessaire de consulter votre médecin sans délai en raison du risque d’aggravation rapide et parfois sévère.
  • Le médecin s’attachera initialement à confirmer l’origine pulmonaire des émissions de sang par la bouche en écartant les causes ORL et digestives.
  • L’enquête reposera ensuite sur l’interrogatoire et un examen clinique puis, dans la majorité des cas, sur les informations obtenues par un scanner des poumons.

Quelles sont les causes principales d’une hémoptysie ?

La majorité des cas sont liées à des causes infectieuses. Néanmoins, il est possible que son origine soit plus grave, ce qui justifie de consulter votre médecin traitant ou votre pneumologue. En effet, une embolie pulmonaire, une tumeur du poumon, une inflammation des bronches ou une tuberculose peuvent être responsables d’une hémoptysie.

Quels sont les traitements possibles d’une hémoptysie ?

Le traitement dépendra évidemment de la cause de l’hémoptysie et de sa sévérité. Lorsqu’une hémoptysie persiste malgré un traitement médical ou lorsqu’elle présente des critères de gravité, l’embolisation peut être proposée. Son but est d’arrêter le saignement qui persiste et non de traiter la cause de l’hémoptysie.

L’intervention (Avant-Pendant)

En quoi consiste le traitement par embolisation dans le cadre d’une hémoptysie ?

  • L’embolisation est une procédure de radiologie interventionnelle, réalisée au bloc opératoire sous contrôle radiographique par un radiologue formé à cette technique opératoire.
  • Elle consiste à occlure les artères responsables du saignement. Ces artères peuvent être des artères vascularisant les bronches, naissant de l’aorte ou alors des branches de l’artère pulmonaire. L’occlusion de ces artères se fait par injection dans ces artères de toutes petites billes de moins d’un millimètre ou par mise en place de petits ressorts appelés coïls.
  • Cette opération est réalisée la plupart du temps sous anesthésie locale, avec éventuelle sédation complémentaire par un anesthésiste. Après anesthésie locale, le radiologue place une sorte de perfusion au pli de l’aine d’environ 2 mm de diamètre. Cette perfusion est appelée un introducteur. Il permet de passer un guide et un cathéter (petit tuyau) dans les vaisseaux qui permettent de se diriger jusque dans les artères devant être occluses.
  • Cette procédure peut durer d’une à deux heures en fonction du nombre d’artères à occlure.

 

Quelle est la durée de l’hospitalisation et quelles sont les suites ?

  • Cette procédure nécessite la plupart du temps une nuit d’hospitalisation et que la patiente ou le patient reste allongé quelques heures aux décours.
  • La suite dépend ensuite de la pathologie responsable de l’hémoptysie et de la prise en charge éventuel par un autre spécialiste comme un pneumologue.
  • L’hémoptysie n’est pas un symptôme anodin, tout comme la procédure opératoire, qui présente certains risques en fonction de artères devant être traitées.
  • L’explication plus approfondie de la procédure sera faite par le radiologue interventionnel lors d’une consultation préalable.
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