Quelle est la place de la chimioembolisation hépatique dans le traitement des tumeurs du foie ?

  • Les tumeurs du foie peuvent être bénignes ou cancéreuses.
  • Lorsqu’elles sont cancéreuses elles peuvent naitre dans le foie ou provenir d’un cancer d’un autre organe, on parle alors de métastases.
  • Plusieurs modalités de traitement des tumeurs cancéreuses du foie existent en radiologie interventionnelle. Elles sont proposées en fonction du type de tumeur et de leurs caractéristiques.
  • Parmi elles, la chimioembolisation consiste à administrer des fortes doses de chimiothérapie directement au coeur des tumeurs, tout en limitant les effets indésirables de la chimiothérapie (moins de diffusion dans le reste du corps).

Quelles sont les indications de la chimioembolisation hépatique ?

  • La décision de réaliser une chimioembolisation est prise lors d’une réunion multi-disciplinaire entre plusieurs spécialistes.
  • Elle dépend du type de tumeur, de ses caractéristiques et de la gravité d’une éventuelle cirrhose.
  • Ces différents éléments sont ensuite expliqués au patient et discutés en détail lors d’une consultation préalable avec un radiologue Interventionnel.

L’intervention Avant / Pendant

Consultation de radiologie interventionnelle

  •  Une consultation avec un radiologue Interventionnel permettra de confirmer la possibilité de réaliser l’intervention. Le geste et ses détails sont expliqués lors de cette consultation.

Comment se déroule une chimioembolisation hépatique ?

  • La chimioembolisation consiste à injecter de la chimiothérapie au coeur des tumeurs et de boucher les artères qui leur permettent de se développer.
  • Cette procédure se déroule sous anesthésie locale.
  • L’intervention est réalisée chez un patient allongé, sous contrôle radiographique, et dure environ une heure.
  • Après anesthésie locale au pli de l’aine, le radiologue interventionnel met en place un introducteur (sorte de perfusion d’environ 2 mm de diamètre).
  • Cet introducteur va permettre d’insérer un guide et un cathéter (petit tuyau) avec lesquels le radiologue va naviguer dans les artères du corps jusqu’aux artères du foie.
  • Après identification des artères alimentant les lésions tumorales, le radiologue interventionnel y injecte un mélange de chimiothérapie et d’une substance permettant de boucher transitoirement les artères.
  • Une fois l’opération terminée, une nouvelle cartographie des artères est réalisée puis le matériel est retiré.
  • Une compression de quelques minutes est appliquée au pli de l’aine et un pansement compressif est mis en place pour quelques heures. L’intervention Avant/Pendant

Durée d’hospitalisation

L’intervention est réalisée au cours d’une hospitalisation courte, habituellement de 24 heures.

Quelle est l’efficacité de ce traitement ?

  • La réponse au traitement est évaluée lors d’une consultation à un mois avec le radiologue après contrôle par scanner ou IRM.
  • L’efficacité dépend des caractéristiques de la tumeur traitée.
  • Une procédure de chimioembolisation peut être répétée si nécessaire.
  • Dans certaines situations, il pourrait être décidé d’emblée de réaliser plusieurs séances de chimioembolisation lorsqu’une large partie du foie doit être traitée.

Quels sont les risques ?

  • La chimioembolisation hépatique est une intervention généralement très bien tolérée.
  • Néanmoins, comme toute intervention sur le corps humain, même réalisée dans des conditions de compétences et de sécurité maximale, comporte un risque de complication.
  • Certaines anatomies des artères du foie ne permettent pas de réaliser l’intervention dans son intégralité.
  • Un syndrome post-embolisation survient fréquemment dans les heures qui suivent, associant quelques douleurs du ventre, parfois quelques nausées et un peu de fièvre. Des médicaments sont administrés pendant l’hospitalisation afin de faire diminuer ces symptômes.
  • Afin de limiter le risque d’hématome au pli de l’aine, il est conseillé de rester allongé dans les heures qui suivent la procédure afin de favoriser la cicatrisation de la paroi de l’artère.
  • En cas de cirrhose et en fonction de la gravité de celle-ci, une défaillance temporaire du foie peut nécessiter de prolonger l’hospitalisation.
  • Afin de limiter les risques de saignement, la possibilité d’interrompre transitoirement les traitements comme l’aspirine ou les anti-coagulants sera évaluée.
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